Les valeurs, les missions et les métiers de la Fonction publique Le pouvoir d'achat La rénovation du dialogue social Les parcours professionnels

Les valeurs, les missions et les métiers de la Fonction publique

Rapporteurs de la conférence

Photo : Jean-Ludovic SilicaniJean-Ludovic Silicani - Rapporteur général

Jean-Ludovic Silicani (Ecole Nationale d’Administration, major de la promotion Voltaire 1980), membre du Conseil d’Etat, fut rapporteur à la section du contentieux et à la section des travaux publics, de 1980 à 1984, a dirigé la mission juridique du Conseil d’Etat auprès du ministère de l’industrie et de la recherche de 1983 et 1984, puis est devenu directeur de l’agence nationale de valorisation de la recherche de 1984 à 1986. Il a ensuite rejoint le ministère de la culture et de la communication, comme directeur de l’administration générale de 1986 à 1992. Il a ensuite été nommé directeur général de l’établissement public de la bibliothèque de France, jusqu’à 1993, date à laquelle il a rejoint le cabinet de Simone Veil comme directeur de cabinet.
En 1994, il a été rapporteur général de la mission placée auprès du Premier ministre sur les responsabilités et l’organisation de l’Etat. Il a été ensuite nommé commissaire à la réforme de l’Etat de 1995 à 1998. Réintégré au Conseil d’Etat en 1998, il y préside la quatrième sous-section de la section du contentieux. Depuis 2001, il est président du conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, et depuis 2005, il préside le comité du fonds de modernisation de la presse écrite.
En 2006, Jean-Ludovic Silicani a été nommé président du Conseil d’administration de la Réunion des musées nationaux.

Un engagement sur un Livre Blanc

Une équipe est chargée de préparer le livre blanc sur la fonction publique.

Elle sera animée par un rapporteur général, Jean-Ludovic Silicani, conseiller d’État, assisté d’un rapporteur scientifique, Françoise Fieschi, directrice de Démos (cf leurs CV) et de deux rapporteurs-adjoints. Cette équipe s’appuiera en outre sur la collaboration des représentants des quatre directions centrales ayant à traiter les questions de fonction publique (la direction générale de l’administration et de la fonction publique, la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, la direction générale des collectivités locales et la direction du budget).

Pour rédiger ce livre blanc, cette équipe :
– participera aux réunions plénières de la conférence nationale sur les valeurs, les missions et les métiers de la fonction publique, d’une part, en y apportant des contributions écrites et orales, d’autre part, en recueillant les analyses et les positions exprimées par les membres ;
– organisera des auditions notamment des syndicats de la fonction publique, des employeurs publics et d’experts français et étrangers ;
– animera des groupes de travail comprenant des fonctionnaires et des citoyens usagers des services publics ;
– rassemblera des données notamment sur des expériences étrangères ;
– exploitera les informations recueillies dans le cadre du site internet mis en place pour cette conférence, sur lequel elle mettra en ligne des contributions utiles au débat public.

Le livre blanc sera remis aux pouvoirs publics début mai 2006. Il sera rendu public.

Il comprendra un diagnostic issu notamment des débats de la conférence nationale et des propositions (comportant, le cas échéant, plusieurs scénarios).

Ce travail de réflexion, d’écoute et de débat mené, pendant plus de six mois, par des spécialistes de la fonction publique et du service public avec tous les partenaires intéressés doit permettre de rassembler les éléments nécessaires afin qu’ensuite les pouvoirs publics puissent effectuer des choix aussi éclairés que possible.

Photo : Catherine FieschiCatherine Fieschi - Rapporteur scientifique

Catherine Fieschi est directrice de Demos. Politologue, sa recherche porte sur les relations entre institutions, mobilisation et identité politique. Avant de rejoindre le think tank indépendant Demos (Grande-Bretagne), elle a été la directrice du centre pour l’étude sur la gouvernance européenne à l’université de Nottingham (Grande-Bretagne).
Catherine Fieschi est l’un des observatrices et commentatrices reconnues sur l’Action publique et la gouvernance en Grande-Bretagne et pour le reste de l’Europe.
Elle intervient régulièrement à la School of Politics and International Relation, Université de Notthingham, au Centre for the Study of Democracy, Université de Queens, et elle est chercheur associé au Department of Politics à l’université de Bristol. 

Elle est éditorialiste pour la revue de prospective Prospect, co-éditrice de la revue British Journal of Politics and International Relations, et l’auteur de In the Shadow of Democracy (MUP 2004).

Catherine Fieschi est également membre, au Canada, du Conseil d’administration de l’Association pour la promotion de l’engagement citoyen, le MASS.

Catherine Fieschi est titulaire d’un PhD en Science Politique comparative de l’université McGill (Canada).

Un regard croisé
Partout, et de plus en plus, la légitimité du domaine public est liée à l’efficacité des gouvernements. Et peut être plus précisément, à la capacité des services publics et de la fonction publique à pallier les anxiétés - anciennes comme nouvelles - qui définissent la vie du citoyen en ce début de 21e siècle, ainsi qu’aux espoirs que font naître les nouvelles technologies de communication, et le progrès technique et scientifique.

Mais, si partout dans nos démocraties, l’État providence continue à être l’une des valeurs dominantes de la citoyenneté, celui-ci est souvent perçu comme ne reflétant que partiellement les nouveaux besoins et attentes des usagers comme des fonctionnaires.

Bien que vécues sur un mode différent dans chaque pays européen, les pressions auxquelles leurs économies et gouvernements respectifs sont soumis, nous permettent de tirer quelques leçons communes à propos de ce dilemme.

Un défi
Réinterpréter les valeurs de la fonction publique et du service public afin de mieux refléter leur rôle et leur mission dans le cadre de la vie quotidienne—elle même définie de plus en plus par l’individualisation des besoins.

L’État ne peut relever ce défi qu’en déclinant une vision plus claire de la relation entre les services publics et leurs usagers. De ce portrait « rafraîchi », peut naître une relation plus dynamique—et dynamisante.
Aussi bien pour le fonctionnaire que pour l’usager. Peuvent naître aussi un modèle de service, des organisation et des valeurs capables de fusionner les responsabilités traditionnelles et non négociables de l’Etat providence avec les attentes d’un citoyen plus autonome et plus créatif.

Une méthode
La méthode proposée par Demos dans le cadre de cette conférence des valeurs reflète d’abord notre conviction que seuls un service public et une fonction publique définis par la collaboration entre les usagers et les fonctionnaires peuvent être efficaces et légitimes.

Notre méthode reflète ensuite une expérience : le dialogue et la mise en situation sont les meilleures façons de brosser un portrait de cette relation « en action » telle qu’elle est vécue par tous.

C’est donc à travers l’application de ces techniques qui privilégient le domaine du quotidien, que nous nous proposons de contribuer à ce vaste débat ainsi qu’au livre blanc proposé.